Nouveau Magazine du Centre de Yoga et Védanta
Sagesse et Spiritualité - Numéro 1
Edito:
Chères lectrices, chers lecteurs
Bonne
année 2007, que la nouvelle année vous apporte santé, bonheur, paix, et
harmonie. Le centre de yoga et védanta commence l'année 2007 en vous offrant
un nouveau journal de yoga : Sagesse et Spiritualité.
L'enjeu de sagesse et spiritualité est de nous aider à gérer avec sagesse les stresses, difficultés de la vie quotidienne à l'aide des pratiques du yoga: postures, pranayama, méditation; et des enseignements des grandes traditions spirituelles.
A travers ce numéro et les prochains numéros, nous partagerons avec vous notre passion du yoga, de la méditation et de la spiritualité. Nous espérons que les conseils judicieux de ces enseignements des sages d'antan et d'aujourd'hui vous donnent des solutions aux problèmes quotidiens et font de la vie, un grand bonheur.
Finalement, aidez nous à continuez notre travail, en venant nombreux aux stages et retraites spirituelles. Le centre de yoga et védanta ne peut continuer ce travail sans votre aide. Pour nous aider à continuez ce partage, inscrivez vous nombreux aux stages de yoga, amenez vos amis. Venez aux stages et profitez de ces journées ou la sagesse et la connaissance du yoga, védanta et d'autres traditions spirituelles sont partagés avec bienveillance, gentillesse et d'une manière saine par Padma.
Pour plus d'informations sur les stages, ou la formation à l'enseignement du yoga: contactez nous
Sommaire : Sagesse et Spiritualité - Numéro 1
- La lumière du Soi - par Padma Florine Clomegah
- Qui était Ma Ananda Mayi en réalité ? - par Swami Vijayananda
- Paroles de Sagesse - par Ma Ananda Mayi et Swami Sivananda
La lumière du soi
SURYANAMASKARA
(Salutation au soleil)
par Padma Florine Clomegah
« Soyez
une lumière pour vous-même et une lampe sur le chemin des autres. » Avec
ces mots, le Bouddha nous enseigne que la lumière est un symbole de la
conscience, de l'illumination et nous encourage à faire ce voyage intérieur
de l'obscurité à la lumière.
Comment peut-on arriver à cet état d'illumination ? Selon les Yoga Sutras du Sage Pantajali, il y a huit étapes qui mènent à cet éveil intérieur, et les asanas (postures) sont essentielles à ce cheminement vers la clarté de l'être. J'ai découvert qu'avec Surya Namaskar (la Salutation au soleil), le yoga offre non seulement un exercice puissant mais aussi un voyage spirituel qui commence avec l'attention au corps et au souffle pour mieux éclairer l'esprit, purifier les émotions et arriver au rayonnement intérieur. Dans les cours à Sivanandashram, Rishikesh, ou dans les stages en France et ailleurs, j'aime partager avec les élèves les bienfaits de ces postures fluides et j'enseigne notamment la Salutation au soleil du héros. Si beaucoup pratiquent Surya Namaskar, peu en connaissent la provenance. On peut donc se demander quelles sont les origines de Surya Namaskar. Et quels sont les bienfaits de cette merveilleuse série de postures ?
Les origines de la Salutation au soleil
Depuis des milliers d'années, les yogis indiens révèrent Surya (le soleil), la source primaire de lumière, comme le bienfaiteur de ce monde et symbole du Soi, le cour spirituel de notre être. Ils ont créé Surya Namaskar, une séquence de postures pour honorer et adorer le soleil. Swami Chidananda, le successeur de Swami Sivananda, explique que le soleil est considéré comme « une déité de la santé et de la longévité, et le génie du sage indien a su, dans l'exercice de Surya Namaskar, développer une méthode unique, effectuant une synthèse parfaite de culture du corps, du mental et de l'esprit. Avec son intuition et sa pénétration dans la nature du mental, le sage indien a tissé habilement dans cette routine journalière ce système sans pareil pour l'homme. »
Bien qu'il soit difficile de situer la naissance exacte de cette pratique, elle date sans doute des temps védiques comme une prosternation rituelle au soleil, suivie de rites, mantras, libation d'eau et offrandes. Les Salutations sont traditionnellement exécutées dans la matinée ou dans la soirée face au soleil.
L'attention au souffle est alliée aux postures, ainsi que la récitation de mantras. Le Guide Pratique du Yoga enseigne que les étudiants s'échauffent avec Surya Namaskar, avant de commencer la pratique de postures plus difficiles, et le pranayama, car la colonne vertébrale et les muscles de leur corps doivent acquérir une certaine flexibilité. La Salutation apporte souplesse à la colonne vertébrale, aux membres, et augmente la capacité respiratoire.
Á travers les siècles, la Salutation au soleil a beaucoup évolué, et de nos jours, les variations sont nombreuses. Á cause de la malléabilité de la séquence, il est assez facile de créer sa propre série en ajoutant des modifications à la séquence classique.
La Salutation au Soleil
J'enseigne cet enchaînement lors de mes classes et l'intègre souvent dans ma pratique journalière car il a de nombreux effets bénéfiques. C'est un flot de postures qui étirent la colonne vertébrale et détendent les muscles du corps. C'est une série de douze poses qui se suivent, dont six postures différentes, les six dernières poses sont pareilles aux premières, mais exécutées dans l'ordre inverse.
Les asanas commencent avec Namaskar du sanskrit «namas», qui signifie « s'incliner». Les mains forment l'Anjali Mudra (le Sceau de Vénération), appelé aussi Hridaya Mudra (le Sceau du Cour). Cette posture implique que les paumes et les doigts sont joints devant la poitrine, et que les pouces reposent légèrement sur le sternum. Les mains jointes sont placées au niveau du chakra du cour pour saluer non seulement le soleil, mais aussi cet espace sacré à l'intérieur de notre être où réside le Soi. En effet, les yogis enseignent que le microcosme est un reflet du macrocosme, et que tout ce qui se trouve dans l'univers se trouve aussi en l'homme. Ils affirment que le soleil extérieur se trouve en nous comme le Soi, « le soleil intérieur ». Le but du yoga selon les grands yogis est d'être en communion avec ce Soi, qui est connaissance et félicité.
Ensuite, les postures se suivent comme une prosternation au soleil. La transition d'une posture à la suivante est facilitée par l'inspiration et l'expiration. L'attention à la respiration fait partie intégrante de la pratique. Lors du déplacement d'une pose à une autre, le souffle complète les postures. Pour exécuter la séquence, debout en Tadasana, les mains reposent près du corps, puis doucement, forment Hridaya mudra.
Posture N° 1
Hridaya Mudra : Mains jointes, jambes jointes sur l'expire.

Posture N° 2
Inspirez, étirez les bras vers le ciel, paumes des mains et visage vers le ciel.

Posture N° 3
Expirez en amenant le corps en une pince debout, mains au sol, le visage vers les genoux.

Posture N° 4
Inspirez et prenez la quatrième posture. Amenez la jambe
droite vers l'arrière, genoux droit au sol, pied gauche entre les mains, tête dans l'alignement de la colonne vertébrale.
Posture N° 5
Gardez les poumons pleins et assumez la cinquième posture, en étirant la jambe droite et en amenant la gauche derrière simultanément.
Posture N° 6
Sur l'expiration, assumer la sixième posture, genoux au sol, dos creusé et fesses relevées, posez la poitrine et le menton sur le sol à côté des mains.
Posture N° 7
Inspirez en glissant à plat ventre pour prendre la septième pose, genoux au sol, le dos et la tête étiré vers le ciel en position du cobra.
Posture N° 8
Expirez en amenant le corps vers la huitième posture. Remontez les fesses, étirez bien les deux jambes droites pour faire la posture du chien la tête en bas. Étayez le poids du corps vers les pieds et amenez les talons le plus près possible du sol.
Posture N° 9
Inspirez pour aller à la neuvième posture. Amenez le pied gauche entre les mains, genoux droit au sol (posture N° 4).
Posture N° 10
Expirez amenez le corps en pince (flexion avant debout) pour faire la dixième posture.
Posture N° 11
Inspirez, étirez le corps et les bras vers le ciel, paumes des mains et visage vers le ciel.
Posture N° 12
Sur l'expiration, amenez les main en Hridaya Mudra : Mains jointes, jambes jointes.
Cette séance de postures peut se faire lentement avec trois à six rondes, développant graduellement jusqu'à douze rondes si votre corps vous le permet. Si ceci semble beaucoup, il faut se rappeler que le nombre traditionnel de rondes est cent huit, pour la Salutation au soleil classique. Mais il faut être à l'écoute du corps, et faire selon sa capacité. La Salutation peut être soit rapide pour produire la chaleur et nettoyer le corps et l'esprit, soit plus modérée pour créer une méditation en mouvement. L'enchaînement des huit postures peut être une pratique complète en elle-même ou peut préparer à une routine d'asanas plus longue.
Les Bienfaits de Surya NamaskarSurya Namaskar, cet ancien rituel de Salutation au soleil, constitue une pratique complète et équilibrée du yoga. Il réunit les bénéfices des asanas et du pranayama, et ces mouvements limpides s'écoulent l'un dans l'autre, comme une chorégraphie du corps et du souffle faite en l'honneur du soleil. La respiration contrôlée réchauffe et relaxe le corps. La succession de flexions arrière et de flexions avant, de postures dynamiques et de postures apaisantes étire la colonne vertébrale, du coccyx aux vertèbres cervicales, soulageant ainsi les maux du dos. L'enchaînement des différentes postures constitue un exercice vigoureux qui affermit les muscles en douceur. Après Surya Namaskar, le corps et le mental sont détendus.
Il est facile de comprendre pourquoi la Salutation au soleil est une excellente thérapie psychosomatique, mais son impact est d'autant plus grand lorsque celui qui la pratique s'ouvre à la lumière du Soi, et que chaque pose devient un moment d'illumination.
Qui était Ma Ananda Mayi en réalité ?
Extrait de
Vijayananda
UN FRANCAIS DANS L'HIMALAYA
Itineraire avec ma Anandamayi
Voilà une question qui a souvent été posée et à laquelle aucune réponse
satisfaisante n'a été trouvée. Car comment donner une définition à ce qui
est au-delà de toute forme de pensée et de toute conception mentale quelle
qu'elle soit ? Ce pouvoir primordial qui se manifeste au travers de la
forme physique que nous appelions Mâ Ananda Moyî se trouve, comme dit l'
Upanishad, « là d'où la parole rebondit, ayant été incapable de Le saisir
et de même le mental... » Mais ce que nous pouvons faire, c'est essayer
de découvrir ce que Mâ n'était pas, c'est-à-dire éliminer une à une toutes
les fausses conceptions qui ont circulé au sujet de celle qui fut l'un
des plus grands sages de l'Inde de tous les temps.
1) Commençons par la plus grossière, que j'avais entendue quelquefois répéter par des personnes qui n'avaient jamais rencontré Mâ: Mâ était-elle une 'vâmâchârin' (une adepte du tantra de la main gauche, qui utilise des pratiques sexuelles)? Bien sûr, une femme très belle, entourée de nombreux disciples masculins, pouvait prêter à suspicion; mais un simple darshan ou une visite à l'un de ses âshram était suffisant pour dissiper cette fausse manière de voir. Car le visiteur apprend qu'une chasteté absolue, non seulement en acte mais aussi en pensée, est une condition sine qua non pour être admis dans n'importe lequel de ses âshram. Mâ disait: « Seule la fleur pure, sans souillure, est digne d'être placée aux pieds du Seigneur, et nulle part ailleurs. Prenez bien garde de mener une vie pure et sans tache, digne d'être dédiée en adoration au Seigneur ». Inutile d'ajouter que Mâ méritait pleinement le prénom qui lui avait été donné par ses parents Nirmalâ (sans tache).
2) Il y avait encore d'autres racontars selon lesquels Mâ était une magicienne qui attirait des gens vers elle, par magie ou hypnotisme, simplement pour s'amuser. Oui, en vérité, Mâ était une grande magicienne qui attirait vers elle de nombreuses personnes sous le charme de ce grand magicien appelé mâyâ, qui les avaient liées par d'innombrables attaches mondaines. Et Mâ, par son grand amour, les déshypnotisait et les menait « de l'irréel au réel, des ténèbres à la lumière, de la mort à l'immortalité. »
3) D'autres personnes, bien intentionnées celles-là, voyaient en Mâ « un enfant de la Divine Mère », comme l'avait écrit un sâdhu bien connu. Un enfant ? Oui, mais cette sorte d'enfant dont parlait Shri Aurobindo quand il disait: « Le Seigneur est un éternel enfant jouant un jeu éternel dans un jardin éternel. »
4) Beaucoup de personnes, même parmi celles qui ont été très proches de Mâ, croyaient fermement que Mâ était une incarnation de la Divine Mère: Durgâ pour certaines, Kâlî pour d'autres. Certains voyaient en elle Krishna et même Shiva. Mais toutes ces déités n'ont qu'une réalité relative, elles sont les symboles d'un chemin qui mène vers la Réalisation du Suprême, et elles n'existent qu'aussi longtemps qu'on demeure dans le domaine du mental. Au-delà, il n'y a plus de nom ni de forme, et c'est cet « au-delà », ce pouvoir suprême qui se manifestait à travers la forme physique de Mâ. Ce pouvoir peut prendre n'importe quelle forme tout en restant au-delà du nom et de la forme. « Je suis ce que vous pensez que je suis », disait Mâ. Aussi, dire que Mâ était Durgâ ou Kâlî n'est qu'une vérité fragmentaire. Voici ce que Mâ disait à ce sujet: « Les visions des dieux et des déesses se produisent selon les samskâras (impressions subconscientes) de chaque individu. Je suis ce que j'ai toujours été et ce que je serai toujours. Je suis ce que vous imaginez, pensez ou dites. » Ou encore: « Tu es l'incarnation de tous les dieux et bien plus. Tu es issu de moi et je suis le résumé de toute la création'. »
5) Lors de mes premiers contacts avec Mâ, je pensais qu'elle enseignait la bhakti-mârga (la voie de la dévotion). Cette opinion est partagée par de nombreuses personnes qui n'ont eu néanmoins qu'un contact superficiel avec Mâ Ananda Moyî. Mâ serait elle-même, d'après eux, une grande bhakta. C'est une opinion qui vaut la peine d'être examinée. Voyons sur quoi elle est fondée.- Les bhâva. Jadis, quand Mâ entendait chanter des kirtans (musique religieuse), ou se trouvait dans un milieu particulièrement religieux, elle entrait dans des états d'extase très variés. Son comportement ressemblait à celui du grand saint vishnouite Chaitanya Mahâprabhu, qui est l'exemple typique de la grande dévotion extatique. Mais depuis l'époque où j'ai rencontré Mâ (février 1951), ces manifestations semblent avoir complètement cessé. Quelquefois je l'ai observée durant des kîrtan; son visage exprimait une profonde émotion religieuse, mais dès que le chant cessait elle reprenait son visage calme et serein. Il me paraît évident qu'elle jouait avec les émotions, probablement pour donner un exemple à ceux qui suivent le bhaktimârga. Dans l'intervalle, ce que j'ai pu observer c'est qu'elle avait une maîtrise extraordinaire de soi et que rien ne pouvait lui faire perdre cette profonde joie et cette paix intérieure où elle semblait vivre constamment. En ce qui concerne les bhâva, je pense - rétrospectivement - qu'ils étaient simplement une réaction au désir des personnes de son entourage et que ce n'était qu'un jeu de surface. Mâ a souvent répété qu'elle avait toujours été la même depuis son enfance, quelle que soit l'apparence extérieure. Comme le pur cristal prend la couleur des objets qu'on place devant lui, tout en restant le même, ainsi Mâ semblait différente selon le milieu dans lequel elle se trouvait.- Les kîrtan. Mâ encourageait beaucoup cette pratique et souvent chantait elle-même. Les kîrtan font partie intégrante du programme journalier des âshram de Mâ, mais elle conseillait aussi la méditation, le vichâra(discrimination: méthode faisant partie de la voie de la Connaissance), à ceux qui en étaient capables.- La grande majorité des personnes dans l'entourage de Mâ suivent la bhalti-mârga, mais cela est dû simplement au fait que c'est la voie la plus facile, qui est conseillée à la plupart.6) Alors, quelle était la voie enseignée et suivie par Mâ Ananda Moyî ? Peut-être le Védânta. Mâ disait: « Ce corps (Mâ) présente la chose du point de vue des rishi et des muni, selon la ligne d'approche qu'ils avaient choisie'. » En réalité Mâ n'appartenait à aucune secte ni à aucune école de pensée. Le réel, dont elle était l'incarnation et qu'elle enseignait, est cette substance primordiale qui est à l'origine et à la base de tout ce qui existe. Cela est au-delà de toute croyance, religion ou philosophie. Cela ne peut pas être décrit par des mots, ni conçu par le mental. Néanmoins, pour l'individu, une voie d'approche dans le domaine du mental est nécessaire. C'est cela qu'on appelle sâdhanâ. Selon les mots de Mâ: « Les chercheurs de la vérité sont faits chacun d'une manière spéciale, différents des autres, et différents les uns des autres; mais tous devront passer par le portail de la Vérité' », et « Quand on discute de croyances et de chemins, souvenez-vous: ce n'est que quand on est sur le chemin qu'on parle de chemin...» « Mais là où il n'est plus question de doctrine ni de discussion, il y a Lui à la racine, Lui qui est présent dans toutes ses formes innombrables. »
La plupart des sages qui ont atteint la Réalisation ont suivi une voie et sont alors capables de guider leurs disciples selon la voie qu'ils ont suivie, ou à la rigueur selon une voie similaire. Mais presque tous ont une méthode qui leur est propre: soit le japa, par exemple, ou bien la discrimination ou l'abandon du soi, etc. Par conséquent, seule une certaine catégorie de sâdhaka peut bénéficier de leur enseignement. Il n'en était pas ainsi avec Mâ. Etant née parfaite, elle n'avait aucune voie qui lui était propre et pouvait guider chaque individu selon sa voie d'approche personnelle. Mâ elle-même n'avait besoin d'aucune sâdhanâ. Néanmoins, dans sa jeunesse, Mâ a joué, en quelque sorte, un jeu de sâdhanâ pendant une période de six ans. Ce n'était pas un jeu futile mais une expérience étonnante et unique dans l'histoire des sages. Pendant cette période, Mâ était passée par d'innombrables disciplines spirituelles, de leur début jusqu'à la perfection. Certaines sont extrêmement périlleuses et demandent pour un sâdhaka ordinaire toute une vie d'efforts, et même plusieurs vies, mais pour Mâ cela s'est accompli dans une durée de temps incroyablement court. Tout cela a été accompli pour le bénéfice de l'humanité, car Mâ devint alors capable de guider n'importe quel sâdhaka, sur n'importe quelle voie. Voyons ce que Mâ elle- même disait à ce sujet:« Je dois vous dire que ce corps (Mâ) n'a pas seulement suivi une seule voie de sâdhanâ mais a parcouru tous les chemins connus. Cela (la forme physique de Mâ) a passé par toutes les variétés de disciplines mentionnées par les sages des temps anciens. Ce corps a passé avec succès par la nama sâdhanâ, le hatha yoga avec toutes les diverses âsana et par divers autres yogas, les uns après les autres. Afin d'atteindre un certain niveau dans une de ces voies de sâdhana, un individu ordinaire devrait renaître encore et encore. Mais dans le cas de ce corps, c'était une affaire de quelques secondes... Néanmoins, les différentes formes de sadhanâ qu'on avait vu être pratiquées par ce corps n'étaient pas destinées à ce corps, elles l'étaient pour vous tous...« Quand vous me racontez vos expériences spirituelles, je dis souvent que ce corps a eu ces expériences et c'est pourquoi il sait ce qu'elles sont. Pas seulement cela: si quelqu'un révèle à ce corps une certaine voie de sâdhanâ, il peut décrire dans les plus petits détails les différentes étapes sur cette voie. » (Extraits du journal de Shri Amulya Dutta Gupta, traduits du bengali, par l'auteur lui-même, pour Vijayânanda).Mâ pouvait donc guider n'importe quel gemme de sâdhaka - néanmoins nous avons appris qu'elle refusait de donner des instructions sur la voie du vâmâchâra (le tantrisme de la main gauche, qui utilise des pratique sexuelles).C'est pourquoi on pouvait rencontrer dans l'entourage de Ma une variété étonnante de sâdhaka. Les sâdhaka n'étaient pas obligés de s'adapter à la voie donnée par le guru, mais elle les guidait sur la voie qui convenait le mieux au tempérament de chacun. Bien plus, elle leur donnait le pouvoir et la connaissance qui révélait le Guide intérieur qui les mènera, tôt ou tard, vers le Suprême.
Paroles de Sagesse
Paroles de Ma
L'homme
peut se trouver dans des milieux de tous genres, il ne doit cependant pas
se permettre d'être ballotté de-ci, de-là, impuissant sous leur influence.
C'est son devoir dans toutes les circonstances de préserver intact son
individualité et sa force de caractère. Suivre le courant est assez faible,
mais se tenir ferme comme un roc est difficile. Celui qui est capable de
le faire gardera sa tête ferme, même au milieu d'une douzaine de personnes
ayant des points de vue différents et d'autres lignes d'approche. C'est
véritablement l'attitude qui convient à un être humain.
Paroles de Swami Sivananda
«Réveille-toi ô mère Kundalini! Toi dont la nature est l'éternelle félicité, la félicité divine, Toi qui dors comme un serpent dans le lotus de Muladhara, je suis affligé dans le corps et dans l'esprit. Donne-moi ta bénédiction et quitte ta demeure du lotus inférieur. Epouse de Shiva, le Seigneur de l'univers, prends ton chemin montant dans le canal central, laissant derrière toi Swadishthana, le Manipura, l'Anahata, le Vishuddha et Ajna sois unie à Shiva, ton seigneur, ton Dieu, dans le Sahasrara, le lotus aux mille pétales dans le cerveau, joue librement, ô mère, toi qui donne la félicité suprême, Mère qui es Existence, Connaissance et Félicité absolues, Réveille-toi, mère Kundalini, réveille-toi. »
sous forme d'intelligence, de compassion et de beauté.
Tu es l'unique refuge de tous les êtres.
Tu as enchanté le monde.
Ta gloire est indicible,
Ta splendeur ineffable.
Protège-moi. Guide-moi, Ô Mère pleine d'amour !
Swami Sivananda
Le Chant des «18 vertus» de Swami Sivananda
Sérénité, régularité, absence de vanité,
Sincérité, simplicité, véracité,
Tranquillité d'âme, détermination, non irritabilité,
Adaptabilité, humilité, ténacité, Intégrité, noblesse, magnanimité, Charité,
générosité, pureté.
Pratiquez journellement ces 18 « vertus ». Vous atteindrez rapidement l'immortalité.
Brahman est la seule entité réelle.
Monsieur Un tel ou un tel est une fausse non entité.
Vous allez vous maintenir dans l'éternité et l'infini ;
Vous allez apercevoir l'unité dans la diversité ;
Vous ne pourrez pas acquérir ceci à l'université.
Vous pouvez atteindre ceci dans l'université de la Forêt.
